Si on se préoccupait de l’utilisateur ?

Si on se préoccupait de l’utilisateur ?

13 Juin 2012

A l’occasion du Web2day, une conférence était proposée sur l’UX pour User experience. Résultat : une série d’outils et une démarche intéressante pour booster son processus créatif.

Et si on mettait l’utilisateur au centre du processus de création ? C’est en substance le message que s’est évertuée à diffuser Stephanie Troeth, lors de sa conférence au Web2day de Nantes, jeudi 31 mai 2012. Cette experte de la stratégie d’entreprise a en effet abordé la question de l’expérience utilisateur, c’est à dire le ressenti de l’usager lors d’une interface homme/machine. Derrière cet intitulé barbare, une question pourtant centrale apparaît : qu’est ce qui donne un bon produit ?

Pour répondre à cette question, la consultante de la société MailChimp insiste moins sur la technologie que sur la marque de l’entreprise. Cette dernière permet en effet de définir une identité : fun, sérieux, fiable, aventurier… La techno n’apparaît alors que comme un véhicule portant le produit. Pour être unique, il doit à la fois réunir un bon business model, une marque et des utilisateurs, qu’il faut savoir toucher.

Chercher le problème avant la réponse

Pour arriver à ce dessein, Stephanie Troeth a mis en avant la boucle « build-measure-leanr » de Eric Ries, inventeur de la méthode Lean Startup. Dans cette philosophie du processus de création, les idées viennent d’abord d’une connaissance, d’une information. Il faut aussi pouvoir poser le problème clairement avant de chercher la solution. Un cheminement illustré par cette formule du philosophe John Dewey : « un problème bien défini est un problème à moitié résolu ».

Problématiser signifie donc de se poser les bonnes questions : quel est le problème ? Comment mesurer la réussite ? Pour cela, il est nécessaire de mettre en place des échanges d’équipe. Peut s’en suivre une analyse du type Swot, qui vise à lister d’une part faiblesses/forces et d’autre part menaces/opportunités. L’objectif est alors de convertir les aspects négatifs (faiblesses, menaces) en aspects positifs (forces, opportunités) et d’unir ces derniers.

Quelles sont les préoccupations de l’utilisateur ?

En repartant de nos trois piliers, on cherche ainsi d’abord à définir la marque, dans son identité. Pour cela il est possible de créer une grille regroupant des mots clés rationnels ou émotionnels. Dans l’expérience utilisateur, ce second volet s’avérera au passage un meilleur levier. L’analyse du business model doit ensuite définir la différence avec les concurrents et leurs actions. Le dernier point concerne évidemment l’utilisateur lui-même, qu’il est important de connaître, afin d’appréhender ses besoins et ses choix.

Pour arriver à cela, Stephanie Troeth propose une matrice d’utilisateur (voir présentation), qui identifie des questions à partir de 2 axes. En reproduisant l’opération avec des problématiques différentes, on arrive ainsi à une modélisation de l’utilisateur. On explore alors bien le problème avant de chercher à atteindre la solution. Il ne faut cependant pas hésiter à expérimenter car il peut y avoir plusieurs réponses, à condition de prendre le temps de réfléchir. Comme disait Albert Einstein « Ce n’est pas que je suis intelligent, c’est juste que j’étudie le problème plus longtemps ».

Plus :
Qu’est ce que l’expérience utilisateur ? sur Use design
Les 10 commandements de l’expérience utilisateur

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