Atelier infolab : à la chasse aux données rennaises de mobilité

Atelier infolab : à la chasse aux données rennaises de mobilité

6 Oct 2012

Aborder l’open data sous un angle pratique et ludique, telle est l’approche ingénieuse choisie par Simon Chignard pour faire découvrir aux Rennais la thématique des données ouvertes. Ce spécialiste, qui a déjà publié un ouvrage pédagogique sur la question, organise des ateliers baptisés infolab au Village Numérique de Viva-Cités. Après une séance dédiée aux données du Thabor, la rencontre de vendredi a été l’occasion pour les participants de porter le regard sur les modes de déplacements doux. Au programme : une chasse aux renseignements s’adressant aux piétons, cyclistes et personnes à mobilité réduite.  

Les participants invités à passer de « brainstormers » à explorateurs

Une dizaine de personnes se sont réunies pour se prêter à l’exercice imaginé par Simon Chignard. La session a démarré par un brainstorming sur les modes de déplacement. Après l’évocation des grands classiques (métro, bus, voiture, vélo, train, etc), d’autres moyens de locomotion plus récents ont été abordés. Certains ont ainsi découvert les taxis-vélos (Cycloville), l’auto-partage (City Roul’) ou les pédibus entre autres. Pour Simon Chignard, « la hausse du nombre de moyens de transports implique des besoins d’informations croissants, qui se traduisent par la multiplication des modes d’information ». D’ailleurs, la STAR a lancé ce vendredi un nouveau service, en ligne ou par flashcode, permettant aux usagers de connaître les horaires en temps réel à leur arrêt de bus. L’époque où nous nous contentions du carnet papier édité par le réseau STAR est bien révolue !

Mais dans nos déambulations quotidiennes, nous rendons-nous vraiment compte des éléments signalétiques qui ponctuent notre chemin ? De manière partielle seulement, et les participants l’ont réalisé au cours de leur chasse aux données dans le quartier du Liberté. La consigne était simple : « repérez autour de vous tout ce qui est susceptible de donner une information utile pour se déplacer à pied, en vélo, en situation de mobilité réduite ». L’expédition s’est faite par groupes, munis d’appareils photos et d’une vue aérienne du secteur.

Debriefing de l’expédition et sensibilisation à l’open data

La restitution de l’enquête de terrain a montré des similitudes au niveau des informations collectées par les participants : arrêts de bus, zones de stationnements pour vélo, ascenseurs, etc. Mais l’analyse s’est affinée avec le repérage de caractéristiques variant du statique, pour un panneau routier ou un marquage au sol, au dynamique, pour l’affichage en temps réel du nombre de vélos disponibles à une borne vélo STAR par exemple. Par ailleurs, la rareté des éléments signalétiques s’adressant aux piétons a été un constat frappant, surtout au vu de leur dimension majoritairement coercitive : « piétons, changez de trottoir », « chantier interdit au public ».

Certains ont réalisé qu’ils n’avaient pas réellement perçu les variations de revêtement de sol, comme les dalles podotactiles au niveau des passages piétons notamment, conçues pour alerter les déficients visuels. Pour Simon Chignard, il est clair que « nous n’avons pas tous l’habitude ni les repères pour décoder les informations qui nous entourent ». Mais où est l’open data là-dedans ? C’est justement ici, au cours de ces échanges que Simon Chignard a utilisé les exemples révélés par les photos pour les relier aux données ouvertes : « le nombre de vélos STAR disponibles ici en temps réel, ainsi que les autres stations les plus proches font partie des données ouvertes », ou « cet ascenseur à la gare est géré par Keolis qui a libéré les données relatives à son état de marche ».

La session s’est achevée par une présentation des portails open data et par un aperçu de la diversité des applications disponibles pour tout à chacun. Une approche à la fois ludique et habile pour susciter l’intérêt du grand public pour les données : « on ne fait pas venir les gens vers l’open data par l’open data, d’où l’efficacité de passer par une thématique » admet Simon Chignard. Un troisième atelier sur les prénoms des petits Rennais et les données ouvertes aura lieu samedi matin de 10h à 12h.

Plus :
La présentation des infolabs par Simon Chignard

Le compte rendu de l’infolab réalisé sur le Thabor

Le portail open data de Rennes Métropole

Le portail des données de transport libérées par Keolis

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