Ouest valorisation simplifie le transfert de technologie

Ouest valorisation simplifie le transfert de technologie

30 Jan 2013

De nouveaux acteurs économiques voient le jour, visant à diffuser les ressources de la recherche publique. Leur mission sera surtout d’être plus simple que les dispositifs existants, tout en favorisant la compétitivité des PME et l’emploi.

Il y a en France un « décalage entre recherche et efficacité économique » d’après Vincent Lamande, président de Ouest Valorisation. Ce constat n’est pas isolé. Il a abouti à la mise en place d’un nouvel acteur économique, les SATT (société d’accélération du transfert de technologies). Comme leur nom l’indique, le but de ces sociétés est de faciliter le transfert de technologie « en direction des PME ou de grands groupes ». Pour la Bretagne et les Pays de la Loire, c’est donc Ouest Valorisation qui déploie son activité depuis juillet 2012, s’appuyant sur 6 pôles universitaires, avec une implantation progressive à Rennes, Nantes et Brest.

La création de ces structures est parti d’un « besoin de professionnalisation » et de « mutualisation entre de nombreux établissements ». Les SATT visent donc à « lutter contre la fragmentation » des dispositifs de valorisation de la recherche. Elles bénéficient pour cela d’une capacité d’investissement massif avec une dotation globale de 900 millions d’euros. Ouest Valorisation pourra pour sa part investir 70 millions d’euros sur les 10 prochaines années, avec une enveloppe pouvant aller jusqu’à 400 000€ par projet. Le but est d’obtenir un mécanisme de déconcentration et de simplification sur tout le territoire français.

Un modèle envié outre-Atlantique ?

En pratique, il suffit à un chercheur de prendre contact avec un chargé d’affaire, pour élaborer un projet commun d’innovation. Une équipe est alors constituée pour trouver l’entreprise qui « voit la valeur de la techno », prioritairement « en région ». Pour certaines technologies il est cependant nécessaire d’élargir le périmètre. Cela peut également déboucher sur une création d’entreprise, notamment dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC). Il s’agit alors d’un passage « par une startup, qui sera rachetée » ensuite. Pour autant, la SATT « ne se substitue pas à ce qui existe » comme les Technopoles, qui ont leur propre soutien à l’innovation.

Sur le plan économique, l’objectif est « d’apporter le socle nécessaire à la compétitivité des PME » française pour Vincent Lamande. Un volet indispensable dans un contexte de concurrence mondiale généralisée. Le président de Ouest Valorisation estime d’ailleurs que le modèle français est épié par « les USA » qui « sont en train de le copier », notamment pour « ses capacités de financement ». Le système français aurait donc lui aussi ses avantages. Reste seulement à mieux exploiter son potentiel pour valoriser ses innovations technologiques.

Crédit photo : © vladgrin – Fotolia.com

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