La Traviata, un opéra du 21ème siècle

La Traviata, un opéra du 21ème siècle

4 Juin 2013

Un opéra de Verdi sera retransmis un peu partout en Bretagne, notamment via les chaines locales. L’occasion aussi pour plusieurs entreprises de tester des dispositifs technologiques, donnant une autre dimension à la représentation.

« L’Opéra et les nouvelles technologies c’est une vieille histoire », dont un nouveau chapitre va se jouer le 4 juin. Alain Surrans, directeur de l’Opéra de Rennes rappelle en effet que ces espaces de création ont dû réaliser « une débauche d’effets et de machinerie » pour le spectacle au cours du temps. Nulle surprise donc que la représentation de la Traviata jouée ce mardi, soit suivie d’expérimentations technologiques en tout genre. D’autant qu’il s’agit d’une récidive de l’équipement culturel, qui avait déjà conduit pareille opération en 2009 et 2011. Un dispositif qui « nous fait réfléchir à la question de la perception », qui sera ici démultipliée pour les spectateurs.

Concrètement, le public pourra visualiser de nombreuses nouveautés technologiques, dans les salons de l’Hôtel de Ville, l’après midi de la représentation. Orange Labs et Technicolor proposeront par exemple une captation et un rendu en ultra haute définition (4K). L’image aura également une fréquence de 2 à 6 fois plus rapide que la normale pour plus de fluidité. Enfin, chaque pixel aura une augmentation de dynamique pour des nuances de couleur plus fines. Lors de la répétition du 22 mai, Orange Labs et l’Insa ont par ailleurs réalisé une captation à 360° qui sera visible sur iPad, en même temps qu’un son spatialisé, issu du projet de recherche BiLi.

L’opéra, un art populaire

Mais les expérimentations ne s’arrêtent pas là, avec en plus une expérience de réalité augmentée proposée par la société Artefacto. Le spectateur pourra ainsi se retrouver virtuellement aux côtés de la cantatrice de l’opéra. A terme, ce système devrait permettre de projeter les utilisateurs dans des évènements historiques ou des mondes imaginaires. Ce dispositif s’appuie sur deux programmes de recherche React et Maelt. Dernière pièce du puzzle, Diwel mettra à disposition de l’auditoire de l’Hôtel de Ville des casques Hi-Fi. Une solution de diffusion sonore sans fils, qui prend appui sur l’émetteur radio numérique haute performance dédié au son : Melody Caster.

Ce projet est né d’une rencontre, il y a quelques années à l’Opéra de Rennes, lors d’une matinale de Rennes Atalante. L’idée était alors de « renouveler l’expérience, chaque fois avec des expérimentations d’Orange Labs » et d’autres entreprises, explique Alain Surrans. Le but est double pour son équipement. D’abord « participer à la réflexion » sur le « devenir de l’opéra sur écran ». Ensuite, « faire la démonstration que l’opéra est un art populaire » en même temps qu’il est « pointu ». Un contrat rempli si on juge par le succès de fréquentation des précédentes éditions, et de celui qui s’annonce pour cette année. Des retransmissions sont en effet prévues dans 8 villes et sur 6 chaînes de télé ou radios. Qu’on se le dise, l’opéra est donc bien un art qui vit avec son temps !

Démonstrations des nouvelles technologies de 12h à 18h30 dans salons de l’hôtel de Ville – Entrée libre pour le grand public
> Restitution virtuelle sur tablette tactile d’un extrait du spectacle avec une caméra 360° et un son spatialisé (en partenariat avec Orange et l’INSA)
> Restitution en Ultra Haute Définition d’une captation d’un extrait de La Traviata avec une caméra 4K (en partenariat avec Orange, Technicolor et Diwel)
> Ecoute au casque d’un son 3D spatialisé avec une immersion sonore au casque (Projet BiLi avec France Télévisions Innovations, le CNSMDP, Radio France, Orange Labs Rennes et Lannion)
> Photo en réalité augmenté avec la cantatrice (en partenariat avec Artefacto)

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