Festival Maintenant : « une photographie de la créativité d’aujourd’hui »

Festival Maintenant : « une photographie de la créativité d’aujourd’hui »

11 Oct 2013

L’association ElectroniK organise une nouvelle édition de son festival d’octobre. Si les principaux cadres de la programmation restent en place, le nom de l’évènement change. Maintenant (c’est son patronyme désormais) se déroulera ainsi du 15 au 20/10 dans la Métropole rennaise, et même un peu au delà. Présentation de ce rendez-vous et explications sur ses évolutions avec Cyril Guillory, coordinateur de l’association.

Le changement de nom

– Le Mag : Le festival Cultures ElectroniK change de nom. Qu’est ce que ça change ?
Cyril Guillory : Cela vient marquer des évolutions qui ont déjà eu lieu depuis quelques années. L’identité de l’association et du festival était fortement marquée par les musiques électroniques. Nous proposons des soirées clubs, des concerts et nous travaillons avec des musiciens électroniques mais nous présentons également beaucoup d’autre projets dans des disciplines variées : arts numériques, arts graphiques, musiques contemporaines, design… avec des croisements, des projets pluridisciplinaires. La question de la porosité entre les disciplines restent centrale dans nos propositions, recherches et co-construction. Les artistes accueillis travaillent plusieurs médias, l’électronique s’est immiscé partout dans la création, ce n’est plus qu’un outil. Ce changement de nom permet d’être plus proche/juste avec ce que nous avons à dire/montrer/partager. Nous ne souhaitons pas que le festival soit le reflet d’une seule discipline artistique mais bien une photographie de la créativité aujourd’hui.

– LM : Pourquoi ce changement de nom ?
CG : Nous y réfléchissons depuis plusieurs années, le nom Cultures Electroni[k] ne nous paraissait plus adapté et peu de personnes utilisaient réellement « Cultures ». Nos projets sont toujours en évolution, en mutation, nous avons habitué nos publics à de nombreux changements (formats, lieux…), ce nouveau nom est pour nous une modification de plus mais pas une révolution. C’est l’occasion de marquer une différence entre le temps fort d’octobre et nos autres projets développés à l’année sur la métropole, le département et la région. C’est aussi notre soucis de rester libre quant aux formats. Aujourd’hui Maintenant est un festival, demain il pourrait être une saison…

– LM : S’agit-il également d’une mutation d’identité en profondeur ?
CG : Non, il s’agît d’évolutions qui sont constantes depuis la création de l’événement en 2001.

– LM : Les blagues autour du nom fusent sur le net, notamment en raison d’un récent slogan de campagne. Aucun regret ?
CG : Pas de regrets, nous y avions pensé mais ce n’était pas un but recherché. Les jeux de mots actuels sont circonstanciés, chaque nom de festival à ses propres jeux de mots et nous faisons le pari qu’ils évolueront avec le temps. Le mot existait avant la campagne… A nous de lui donner un visage.
cyril_guillory

L’édition 2013 du festival Maintenant

– LM : Quels sont les temps forts du festival cette année, notamment parmi les artistes en résidence ?
CG : Nous sommes ravis d’accueillir l’artiste suisse Zimoun qui propose deux installations monumentales aux Champs Libres et au Musée des Beaux-Arts. La Nuit Américaine avec l’Orchestre de Bretagne et Jeff Mills au TNB avec des pièces de Mason Bates et du jeune compositeur américain Nico Mulhy.

– LM : Y a-t-il des nouveautés ?
CG : Oui, toujours ! Nous avons un nouveau lieu d’accueil, le Théâtre de la Parcheminerie sera un lieu de rencontres, d’ateliers, de concerts, de performances… Cette étape est importante pour nous afin que le public puisse bien identifier l’ensemble des propositions que nous faisons. Nous lançons également cette année dans le département d’Ille-Et-Vilaine une série de concerts aux casques et de présentations d’installations interactives. Ces projets pour petits et grands sont mis en place avec les médiathèques et les bibliothèques du département.

L’avenir de l’association ElectroniK

– LM : Au delà du nom, faut-il y voir de gros changements à venir pour ElectroniK ?
CG : Nous souhaitons accentuer notre soutien aux artistes et aux collectifs pour qu’ils puissent produire des œuvres dans de bonnes conditions. Nous souhaitons que les projets soient de la meilleure qualité possible et qu’ils puissent être viables économiquement. Notre accompagnement est toujours plus important dans de nombreux domaines en lien avec des partenaires du territoire (partenaires artistiques et culturels, collectivités, entreprises, grandes écoles), ou à l’international.

– LM : Le festival va-t-il s’effacer au profit d’une programmation toute l’année ?
CG : La programmation à l’année se développe et les partenariats sont toujours plus nombreux mais le festival restera le temps fort de l’année. C’est l’occasion pour nous de médiatiser les projets, d’attirer tous types de publics dans des lieux souvent différents d’une année à l’autre.

– LM : Comment l’association voit son évolution dans l’écosystème rennais ?
CG : Nous travaillons avec de nombreux partenaires dans des domaines très divers autant sur le plan économique que sociale, artistique et culturel. Notre travail de mise en réseaux va s’accentuer pour que les projets puissent toujours se réaliser dans de meilleures conditions et ainsi que les artistes trouvent une place de choix dans le quotidien des habitants.

Le teaser du festival :

Plus :
Le site du Festival Maintenant

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