Le Musigraphe : un outil de visualisation des musiciens rennais

Le Musigraphe : un outil de visualisation des musiciens rennais

18 Oct 2013

Des acteurs rennais du monde de la culture ont conjointement initié un projet : le Musigraphe. Mis en ligne en avril 2013, ce nouvel outil contributif permet de visualiser le réseau social des musiciens de la ville de Rennes. Retour sur cette nouvelle application avec Richard de Logu, président de l’association BUG.

De l’idée au projet innovant

L’idée du Musigraphe a germée, il y a quelques années, lors d’ateliers proposés à la Cantine numérique rennaise sur le « visual thinking », l’approche virtuelle des données et l’Open Data. A cette époque, la Ville de Rennes commençait à libérer ses données sur le transport et la répartition des subventions pour les associations. Cependant, au-delà de la pertinence de ces informations, l’association BUG s’est vite rendu compte que ces thématiques n’intéressaient pas vraiment les habitants de Rennes.

Cette ville, connue pour son dynamisme musical et culturel, était porteuse de données riches à dévoiler. C’est pour cette raison que le Musigraphe est né. Cet outil de visualisation permet de faire émerger des informations cachées sur les relations entretenues entre les musiciens rennais, « par exemple sur un musicien qui est très important pour la scène rennaise alors qu’il est totalement inconnu ». A travers sa carte graphique, il montre comment se sont constituées les formations musicales de la ville des années 80 à nos jours. Comme nous l’explique Richard de Logu : « Il n’y a pas qu’Etienne Daho, il y a aussi des gens comme Miossec qui jouent avec des musiciens rennais et avant le Musigraphe on ne le savait pas forcement. »

Une application contributive et réutilisable par tous

Le Musigraphe vient compléter cette dynamique contributive déjà féconde à Rennes grâce aux projets comme le Wiki-Rennes, la Ruche et Mémoires de Trans. Son fonctionnement est simple, il suffit de s’inscrire sur le site du musigraphe, et de faire sa demande auprès des éditeurs pour contribuer aux fiches de chaque artiste. Le lien entre les artistes se fait ensuite de manière automatique sur le graphique réseau. « C’est un outil contributif qui appartient aux rennais et que l’on met entre les mains de chaque citoyen. »

Le développement de cet outil permettra également à d’autres personnes de saisir le « moteur » de l’application pour l’adapter à tous autres sujets. Ce modèle open source  n’est pas encore totalement finalisé, mais a déjà fait l’objet de demandes, notamment pour une adaptation au cinéma québécois.

Richard de Logu nous rappelle que c’est un outil complémentaire des autres et qui ne souhaite en aucun cas « s’ériger en digne successeur de Myspace ou d’autres. » Le Musigraphe n’a pas le même but car c’est avant tout « un moyen de documentation culturelle sur le territoire plus qu’un site de valorisation des groupes en tant que tel. »

Le site compte aujourd’hui 50 contributeurs et plus de 350 artistes recensés. L’enjeu aujourd’hui est d’augmenter le nombre de participants et d’obtenir des données sur des styles comme l’électro et le Hip-Hop encore peu présents. Alors avis aux contributeurs !

Plus : Le site du musigraphe
Le site de l’association BUG

Billets similaires :