BPI France veut doubler ses investissements dans les 4 ans

BPI France veut doubler ses investissements dans les 4 ans

21 Fév 2014

Moins d’un an après sa création, BPI France a dressé son bilan 2013 pour la Bretagne, le lundi 17 février 2014. L’occasion de faire le point sur ses nouveaux dispositifs et ses objectifs après une année difficile.

« L’année 2013 a été assez difficile avec des tensions de trésorerie et des baisses sur l’investissement ». Dans son bilan des derniers mois, Eric Versey n’y est pas allé par 4 chemins. Le directeur régional de BPI France a en effet rappelé que la crise économique est encore présente dans de nombreux secteurs, notamment l’agroalimentaire, marqué par la conclusion du Pacte d’avenir pour la Bretagne. Cela a obligé cette nouvelle entité à batailler en première ligne pour aider des entreprises. Sur 2013, ce sont ainsi 4 675 entreprises qui ont été soutenues (+7%), pour 1,6 milliards d’euros de financements publics et privés mobilisés.

Côté investissement, ce sont 93 entreprises qui ont été soutenues en direct ou via des fonds partenaires. BPI France a en effet souscrit 69 millions d’euros dans 7 fonds régionaux et interrégionaux. Pour simplifier l’orientation sur ce volet, le groupe public de financement est d’ailleurs « en train de mettre en ligne un portail sur : financer son entreprise en Bretagne ». Une palette de services y sera proposée pour définir son projet ou trouver des contacts. Outre le pacte d’avenir pour la Bretagne, l’année 2013 a été marquée par la mise en place de nouveaux dispositifs de financement, notamment le prêt numérique (pour l’intégration de solutions numériques chez les PME et ETI) et le prêt d’avenir (qui peut s’étaler jusqu’à 10 ans pour 5M€ maximum).

Donner plus de lisibilité

La BPI en Bretagne souhaite aussi se développer dans le domaine de « l’économie sociale et solidaire » comme l’explique Eric Versey. Cela passe par « la mise en place d’un projet de crowdfunding : tousnosprojets.fr ». Le dernier né est « le prêt participatif pour l’agroalimentaire » qui a pour objectif de « renforcer le fonds de roulement et le développement » d’une entreprise. Et les objectifs pour les 4 années à venir sont très ambitieux. Ils visent à « doubler les prêts de développement », même chose sur le prêt financement du CICE et les prêts à l’export. Au delà, des dispositifs classiques l’accroissement concerne aussi « la transition énergétique » et l’économie sociale et solidaire.

Mais au-delà des chiffres qu’est ce qu’a changé le regroupement ? Pour le directeur régional, le constat est clair cela « a amené de nouveaux moyens, une assise financière importante ». Au bout de quelques mois, il voit déjà que « la mayonnaise prend » entre les collaborateurs. Le changement vient aussi de « la lisibilité », c’est à dire, « avoir une porte d’entrée qui permet d’aller sur tous les outils ». Stéphane Pau, gérant de l’entreprise Ariase, estime en effet que « au niveau de l’accompagnement ce n’est pas toujours facile de savoir qui trouver ». Eric Versey souhaite « faire en sorte de câbler » les différents services « pour éviter qu’il y ait des trous dans la raquette, pouvoir montrer toutes les solutions ».

Plus :
Le site de BPI France

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