Comment obtenir le label de Métropole French Tech ?

Comment obtenir le label de Métropole French Tech ?

6 Fév 2014

Le ministère de l’économie numérique a présenté ses critères de labellisation des métropoles. Les dossiers seront jugés sur leur capacité de mise en place d’une stratégie, tout autant que sur la valorisation de l’existant.

Les vœux de la ministre Fleur Pellerin, mercredi 29 janvier 2014, ont été l’occasion de dévoiler le cahier des charges du label French Tech. Initialement prévu pour le mois de décembre, il lève un peu plus le voile sur le rôle attendu des métropoles dans ce dossier. La méthodologie annoncée a été confirmée, avec une labellisation au fil de l’eau des territoires, probablement en plusieurs vagues. La première devrait concerner 3 grandes villes françaises dont Paris et Lyon. Les autres vont pouvoir entamer une phase de co-construction avec la mission du ministère de l’économie numérique, avant un passage devant un comité. C’est ce dernier, réuni au moins 2 fois par an, qui attribuera le label aux métropoles, d’abord pour une expérimentation d’un an.

De nombreux programmes à mettre en place

Les critères se reposent sur 2 piliers principaux. Le territoire doit d’abord bénéficier d’un écosystème entrepreneurial numérique « remarquable », mais aussi avoir une stratégie ambitieuse de développement de cet écosystème. Pour juger de l’intérêt de ce dernier, la mission French Tech s’appuie sur un nombre d’entreprises et d’emplois générés. Le tout doit être tiré par des « grandes entreprises numériques » ou ayant « un chiffre d’affaire supérieur à 5M€ ». Une présence de capitaux, aussi bien en amorçage qu’en risque et en développement est importante. Enfin la partie animation doit également être développée, avec des évènements destinés aux professionnels, ayant pour partie un rayonnement international.

Mais une liste de l’existant ne suffira vraisemblablement pas, le cahier des charges faisant la part belle à la description de ce que doit être « un projet ambitieux de croissance de l’écosystème ». Cette stratégie doit être déclinée à horizon 3 ans et 10 ans. Elle passe par la mise en place de nombreux « programmes » :
Identifier les futures entreprises championnes du territoire, qui passeront alors par un « pipeline » leur assurant développement et visibilité internationale,
Accélération de startup par des acteurs privés,
– Animation de l’écosystème,
Attractivité et visibilité à l’international avec des opérations d’échange avec d’autres territoires,
– Accueil de talents étrangers,
– Développement des compétences au bénéfice des startup, en s’appuyant sur la formation,
– Ouverture sur le grand public.

Un leadership des acteurs privés

Le projet dans son ensemble est porté par une ou plusieurs collectivités, la Région étant nécessairement « partenaire ». En revanche, la gouvernance de cet ensemble doit être « fédératrice » des acteurs du territoire, sans pour autant « ajouter une nouvelle strate ». Le « rôle de leadership » doit être assumé par « des acteurs privés de l’écosystème » d’après le cahier des charges. La « gestion opérationnelle » est ensuite « déléguée par la gouvernance à une équipe d’animation » selon une articulation à définir. Outre la stratégie locale, elle doit participer à l’animation et aux programmes nationaux. Cette équipe doit s’appuyer sur « un directeur délégué » qui est « issu du monde entrepreneurial » et qui est « identifié au moment du dépôt du projet ».

Cet ensemble devra enfin prendre place dans « un espace urbain », qui est décrit comme « un quartier numérique existant ou à venir ». Un point qui vise à « encourager la concentration géographique des acteurs » afin de créer « la masse critique » abordée dans le premier rapport de la Caisse des dépôts. Cette zone sera identifiée par un bâtiment-totem emblématique qui sera le « lieu incontournable d’animation ». Elle comprendra également un « espace d’expérimentation numérique » et « un espace dédié à la démonstration ». Pour échanger sur ces différents points, la mission French Tech a mis en place un site web dédié, sur lequel il est possible de lancer des discussions. Une manière de tendre un pont entre les différents acteurs français du numérique, ce qui est finalement un des objectifs ce dossier.

Plus :
Le cahier des charges complet sur le site lafranchtech.com
Présentation de la FrenchTech sur le Mag numérique rennais

Billets similaires :

No comments

Trackbacks/Pingbacks

  1. Une délégation rennaise reçue par Fleur Pellerin | Le Mag numérique rennais - […] la visite de la mission FrenchTech à Rennes dans les mois qui viennent et le dépôt d’une candidature de…