Rennes cherche son Monsieur ou Madame French Tech

Rennes cherche son Monsieur ou Madame French Tech

13 Nov 2014

Ce sont finalement 2 dossiers sur 3 qui ont été labellisés dans l’Ouest (Rennes et Nantes), Brest restant en attente. Focus sur la capitale bretonne qui a dévoilé un peu plus les contours de son dossier, à l’occasion d’une conférence de presse d’Emmanuel Couet, Président de Rennes Métropole, entouré de plusieurs entrepreneurs.

« #Onyest: les 9 premières métropoles labellisées #FrenchTech ». C’est par ce tweet succin qu’Axelle Lemaire a annoncé hier les villes retenues pour porter la bannière de la French Tech. Le détail était à retrouver sur le site du Monde, qui avait eu la primeur de l’information. Nantes et Rennes font donc partie de cette première vague. Brest en revanche devra attendre la seconde. La ville du Finistère n’est d’ailleurs pas la seule car 6 autres villes devront passer par un nouvel examen, dont Saint-Étienne et Nice (candidature Côtes d’azur avec 3 autres villes). Avec Paris ce sont donc 10 Métropoles qui peuvent se vanter d’avoir le label French Tech.

Un recrutement bientôt lancé

A Rennes, le Président de Rennes Métropole, Emmanuel Couet, s’est félicité de cette reconnaissance : « C’est un grand moment de satisfaction, de bonheur ». Il a d’emblée précisé que « ce label n’est pas un aboutissement mais un point de départ ». Pour cette nouvelle route à tracer, la Métropole souhaite jouer « un rôle de coordination » le label French Tech étant celui « de tout un territoire ». Le dossier rendu fin septembre donne déjà quelques indications sur l’organisation à venir. La candidature rennaise est ainsi basée sur 4 axes : les contenus audiovisuels, la cybersécurité, la santé et la médiation urbaine. La ville de Saint-Malo est associée à cette structure, qui disposera de 3 pôles à Rennes : Via Silva, la Courrouze et le centre-ville.

Pour ce dernier pôle, Emmanuel Couet a confirmé que le bâtiment totem serait implanté au Mabilay. Il devrait s’organiser avec des espaces d’animation, de coworking et des lieux d’accueil pour les startup. Le Président de l’agglo a profité de cette labellisation pour faire d’autres annonces. Tout d’abord, le recrutement à venir d’un « Monsieur ou Madame French Tech », qui devra « incarner le projet ». Le processus devrait être lancé « sous quelques jours ». Il assure qu’actuellement « personne n’est pressenti ». Il pourrait d’ailleurs s’agir d’une personne ne venant pas du territoire, compte tenu de « la dimension internationale » du dossier. Ce dernier étant « une nouvelle page qui s’écrit », il « doit s’incarner dans le recrutement » d’après M. Couet.

Des crédits supplémentaires, une nouvelle gouvernance

De plus, compte tenu de l’absence de crédits dédiés pour les Métropoles labellisées, le Président de la Métropole prévoit « que nous puissions dégager des moyens supplémentaires pour appuyer la dynamique ». Il en fera ainsi la proposition en Conseil Communautaire le 18 décembre prochain. Enfin, les Rennais auront bientôt l’occasion de rencontrer celle qui est à l’origine de ces labellisations. La secrétaire d’État Axelle Lemaire sera en effet en visite dans la capitale bretonne le 5 décembre prochain « pour venir à la rencontre des acteurs et des entreprises ». Les sociétés rennaises et malouines sont donc invitées à réserver cette date.

D’autres dossiers sont actuellement en cours de traitement, notamment celui de l’organisation de la French Tech Rennes. Bernard Marquet, Président de la Cantine numérique, qui préfigure la future structure, a évoqué « une phase de réflexion » actuellement sur « les enjeux de la French Tech Rennes » comme « la structuration de l’équipe » et « l’évolution de la gouvernance ». Les détails devraient être fixés d’ici à la fin de l’année, voire le début d’année prochaine, les annonces suivant au fur et à mesure. Car comme l’expliquait hier soir Christian Guillemot, PDG de la société AMA, après la labellisation il reste à « transformer l’essai et faire prospérer des entreprises ».

Plus :
Jeudi 13 novembre à 18h, une soirée est organisée pour fêter la labellisation à l’Étage du Liberté. Entrée gratuite et ouverte à tous.
Plus d’info sur le site de la Cantine numérique.

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One comment

  1. seamus /

    J’imagine déjà le profile, cursus Parisien, ayant des affinités politiques fortes pour venir en Bretagne et montrer comment cela doit être fait.
    Expérience non nécessaire.