La Brest Tech chasse en meute le label French Tech

La Brest Tech chasse en meute le label French Tech

23 Fév 2015

La capitale du Finistère s’est alliée à Quimper, Lannion et Morlaix pour déposer sa candidature. Son dossier s’est fixé pour but d’aider les entreprises à passer au numérique et d’accélérer les startup, quel que soit leur degré de maturité.

« La candidature a été déposée il y a un peu plus d’une semaine ». C’est ainsi que Joëlle Calvar, Directrice adjointe de la Mission Stratégie et prospective à Brest Métropole, officialise la candidature de l’ouest breton au label French Tech. Elle ne sera finalement pas tout seul, car il a décidé de s’associer avec 3 autres territoires : Lannion, Quimper et Morlaix. Un regroupement imaginé depuis le début mais pour lequel « il a fallu expliquer, convaincre » explique Mme Calvar. L’adhésion est finalement arrivée « dans les derniers mois de 2014 ». La visite de la mission French Tech au mois d’octobre dernier a aussi pesé dans la balance, cette dernière plaidant pour un rapprochement des métropoles, à l’image de ce qui se fait en Normandie ou dans l’est.

Aider les entreprises à la transition numérique

Unies, ces 4 villes représentent maintenant « 16 000 emplois au sein de 1600 entreprises ». Leurs relations ne datent pas d’hier, car des « coopérations territoriales » existent déjà d’après la salariée de Brest Métropole, avec « une organisation en syndicat mixte ». Des collaborations qui n’existent pas encore avec des métropoles comme Vannes, Lorient ou Saint-Brieuc. Le regroupement a cependant pris du temps. Ce qui explique un dépôt tardif du dossier brestois dans sa première version, à la rentrée 2014. Un timing qui ne lui a pas permis de se retrouver parmi les labellisations de la mi-novembre. Avec une candidature définitive déposée en ce début d’année, la Brest Tech + espère faire partie de la seconde vague qui devrait être annoncée au printemps.

Cette v2, qui est « améliorée en plusieurs points » pour Eric Vandenbroucke, directeur de le technopôle Brest-Iroise, comprend plusieurs chantiers prioritaires. Tout d’abord, la mise en place d’une « méthode » pour « prendre des entreprises traditionnelles et les mettre en face des startup ». Objectif : aider à la mutation vers le numérique des secteurs tels que l’agroalimentaire, le tourisme ou encore la défense. Ensuite, la Brest Tech + souhaite mettre en place « des parcours d’accompagnement des startup ». Ces programmes auraient « un apport (…) amplifié par rapport à l’existant », à l’image de Brest startup. Le tout se ferait « en lien étroit avec la West Web Valley » qui interviendrait « de manière centrale ». La dernière étape consiste à « amplifier » les actions d’animation des Cantines de Brest et Quimper ou des technopôles.

Un(e) Délégué(e) général(e) à recruter

En parallèle, la Brest Tech + a trouvé son bâtiment totem et va travailler à son aménagement. En effet, elle prendra place courant 2016 dans les ateliers des Capucins. Le bâtiment devrait rassembler, entre autre, plusieurs acteurs de la candidature, ainsi qu’ « une des plus grande médiathèque de France » d’après le directeur de le technopole. L’équipe qui y prendra place sera pilotée par un Délégué Général, dont le recrutement doit être mis en place. Il sera épaulé par des acteurs comme les Cantines ou les technopôles, à qui pourraient être déléguées des missions, mais aussi par des « animateurs supplémentaires » selon Eric Vandenbroucke.

La gouvernance reste aussi à mettre en place, même si dans l’esprit, l’idée est de composer « un conseil de direction constitué pour les 3/4 d’entrepreneurs », répartis entre les filières « classiques » et les startup. Le reste de ces 15 à 20 membres devrait être constitué de la Métropole de Brest, des technopôles et des autres acteurs institutionnels. Il faudra aussi pouvoir aboutir à un schéma permettant une « diversité géographique », avec des représentants des 4 territoires. Le projet Brest Tech + aura en tout cas « permis de fédérer » d’après Sébastien Le Corfec, cofondateur de l’accélérateur de startups West Web Valley. Il permet aussi à l’Ouest breton d’avoir « autant de poids » que Rennes ou Nantes, à défaut d’avoir pu constituer une candidature commune pour toute la Bretagne.

Plus :
Le site de Brest Tech +

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