En 2014, le numérique breton reste « dynamique »

En 2014, le numérique breton reste « dynamique »

23 Mar 2015

Bpifrance Bretagne a présenté, le 20 mars, les résultats de ses activités en 2014. Près de 5000 entreprises ont été soutenues dans la région pour un montant total de 800 millions d’euros. Côté numérique, le dynamisme du secteur est confirmé.

1,7 milliards d’euros. C’est la totalité des financements qui auront été levés à destination des entreprise bretonnes, par Bpifrance Bretagne et les banques privées en 2014. « Au total, Bpifrance Bretagne a injecté 808 millions d’euros à destination de 4 859 entreprises, principalement des TPE », a précisé Eric Versey, directeur régional de la banque publique d’investissement, lors de la présentation annuelle de ses résultats. Réunie le 20 mars dans les locaux de l’entreprise Soréal, basée à Brie, au Sud de Rennes, l’équipe régionale de Bpifrance a notamment relevé que l’ensemble des secteurs, excepté celui de la construction, semblait rencontrer un environnement économique « plus favorable » en 2014.
L’an passé, Bpifrance Bretagne a investi 263 millions d’euros de risques, au profit de 1170 entreprises régionales, sous forme de cofinancement à moyen et long terme ou de prêts de développement. C’est 33% de plus qu’en 2013. Parmi les bénéficaires, l’entreprise agroalimentaire Soréal. Pour son dirigeant, Gilles Bocabeille, « ces prêts ont joué un réel effet d’amortissement suite aux années difficiles de 2012 et 2013 ». En 2015, l’entrepreneur prévoit d’ailleurs d’investir 3 millions d’euros dans l’agrandissement de ses locaux.

Modernisation numérique : 15 millions d’euros

Côté numérique, 15 millions d’euros de prêts ont été alloués par Bpifrance Bretagne pour la modernisation des outils numériques des entreprises. « L’enveloppe est à présent épuisée et elle ne devrait pas être réabondée en 2015 », a confirmé le directeur régional. Quant au secteur, il reste à la fois dynamique et « stratégique » pour la Bpi.
« Il regorge d’initiatives, d’idées et de startups. L’enjeu pour nous est de trouver un mode opératoire qui leur permette de grandir par elle-même et leur éviter d’être rachetées par des groupes étrangers », explique Eric Versey. En plus du Hub parisien, destiné aux jeunes pousses, la Bpi joue la carte des accélérateurs. En Bretagne, six sociétés, PME ou fraîches ETI, vont être accompagnées pendant deux ans par ses services, sans enveloppe financière. L’idée : accélérer leur développement en favorisant les échanges, le monitoring et les diagnostics pour les hisser au rang d’ETI. Une catégorie d’entreprises qui a mieux résisté à la crise des trois dernières années. Parmi elles : BA systems, entreprise spécialisée dans les solutions logistiques à base de chariots autoguidés installée à Mordelles, ou encore Astellia, analyste de la performance des réseaux mobiles basé à Saint-Jacques de la Lande.

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