Yao ! fait le bilan de sa 1ère année

Yao ! fait le bilan de sa 1ère année

24 Mar 2015

Le réseau de mise en relation des entrepreneurs et créateurs de startup fête ses un an. L’occasion pour son fondateur, Mario Piromalli, de faire le point sur les ambitions de son dispositif.

Lancé fin 2013, le réseau Yao ! regroupe aujourd’hui « 70 parrains en tout, 61 filleuls » comme l’explique son fondateur Mario Piromalli. Ce dispositif a été imaginé par l’entrepreneur rennais, propriétaire de 19 restaurants Mc Donald’s, et qui voulait « rendre au territoire » ce qu’il lui a donné. Après plusieurs mois de fonctionnement, ce sont donc « 46 binômes » qui se sont formés « sur la Bretagne et la Loire Atlantique ». Pour aider les échanges, Yao ! organise tous les mois des cafés appelés Croas. C’est à ce moment que « les jeunes se rencontrent et échangent entre eux », et peuvent ainsi augmenter leur réseau. M. Piromalli en profite pour « mesurer si ça se passe bien avec le parrain » en les rencontrant.

Pas de financement

Au-delà de ces moments d’échange privilégiés, la relation entre le parrain et le filleul est autonome. Pas question pour le fondateur de Yao ! d’imposer un cadre, « c’est le parrain et le jeune qui décident ». Le binôme peut ainsi décider de se voir sur un an ou sur 3 mois, « certains 10 fois, d’autres 2 fois et ça suffit ». Le principe reste « simple, informel, décloisonné ». Pas question donc d’objectifs chiffrés, plutôt de « transmettre à nos jeunes de l’expérience » afin de « faire le moins de bêtises possible ». La partie financement des projets, imaginée au départ, a été abandonnée. Mario Piromalli estime en effet que si son réseau fonctionne c’est « par ce qu’il n’y a pas d’argent derrière tout ça ».

Développer le 22, 29, 44 et 56

Actuellement, le département d’Ille et Vilaine est bien couvert par le dispositif. Le cap pour les prochains mois est donc de se renforcer dans les Côtes d’Armor, le Morbihan, le Finistère et la Loire Atlantique. Au-delà ? Ce serait possible, car il y a un intérêt, Mario Piromalli avouant « des coups de fil de personnes de Paris, de l’est ou du Sud de la France ». Mais à ce stade, il n’est pas prévu de décliner Yao ! ailleurs que dans la Bretagne historique, l’entrepreneur souhaitant « prouver que ça fonctionne bien avant de migrer ça dans d’autres départements ». Ces échanges montrent en tout cas qu’il y a un intérêt venant d’autres territoires. Le dispositif pourrait donc à terme devenir national ou tout du moins couvrir une bonne partie de l’Hexagone.

Candidature libre

Pour autant, Yao ! garde son autonomie car il n’y a pas particulièrement d’échanges avec les autres structures de création. « Beaucoup de gens s’occupent de jeunes, certaines donnent de l’argent, d’autres accompagnent » explique Mario Piromalli. Sa volonté est de ne pas institutionnaliser son dispositif, il n’y a donc « pas 10 000 papiers à remplir ». Le principe reste : « On souhaite un parrain, s’il a envie, et qu’il est libre, il vient ». Pas question donc de se placer dans la veine des accélérateurs, Yao ! est plus un réseau d’entraide. Les entrepreneurs qui souhaitent y participer peuvent se signaler auprès de Yao !. Il en va de même pour les filleuls qui peuvent candidater à tout moment sur le site du dispositif.

Plus :
Le site de Yao !

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