Silicon B accompagne les startup du commerce connecté

Silicon B accompagne les startup du commerce connecté

21 Mai 2015

L’accélérateur du groupe Beaumanoir a lancé son premier appel à projet. Son principe est de donner un coup de pouce à des entreprises de moins de 2 ans. Il leur faut cependant intervenir dans le domaine du retail, avec une réelle innovation pour le consommateur. Entretien avec Daniel Gergès, responsable de Silicon B.

Le Mag Numérique : C’est quoi Silicon B ?

Daniel Gergès : Silicon B est l’accélérateur de startup du groupe Beaumanoir. Silicon B est spécialisé dans le commerce connecté et le retail, et il n’est pas limité à la mode. Il y a aujourd’hui une mutation profonde du commerce et le comportement des consommateurs évolue très rapidement. L’idée de Silicon B est d’être une tête chercheuse agile pour nous permettre d’explorer les usages qui définiront le commerce de demain.

LMN : Au delà des critères, quelles sont les entreprises ciblées ?

DG : Toutes les entreprises qui peuvent nous aider à mieux satisfaire les clients, leur offrir de nouveaux services ou rendre un groupe industriel tel que le groupe Beaumanoir plus efficace. Au final le digital et les technologies ne sont que des prétextes, ce que nous regardons vraiment c’est le bénéfice généré pour les clients en bout de chaîne. Est-ce qu’on lui simplifie la vie ? Est-ce qu’on améliore l’expérience d’achat ? Est-ce qu’on peut être plus efficace dans la livraison et les retours ?

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Daniel Gergès, Directeur de Silicon B.

LMN : Quel sera le contenu de l’accompagnement pendant les 3 mois ?

DG : L’idée de Silicon B c’est de confronter le plus vite possible les technologies des entreprises que nous accompagnons avec la réalité du terrain. Au delà de rencontres fréquentes avec des collaborateurs du groupe, il y aura aussi du cas par cas en fonction des besoins des entreprises. Nous pourrons ainsi organiser des tests en magasins, des tests sur notre base de données, des intégrations sur nos sites Web. L’idée sera aussi de faire profiter aux entreprises de nos moyens, comme nous l’avons fait avec Guillaume Rolland (l’inventeur du Sensor Wake) pour qui nous avons réalisé les photos et les vidéos nécessaires à sa campagne Kickstarter. Dans un futur proche, nous rajouterons une composante internationale avec la Chine.

LMN : Quel est l’intérêt pour vous d’accompagner ces startup gratuitement pendant 3 mois ?

DG : Ce que nous en attendons c’est surtout un accès privilégié à de l’innovation client et d’explorer des pistes que nous n’aurions pas pu suivre en interne. De plus, travailler en proximité avec des startup permet de transférer des éléments de cette culture startup à l’intérieur du groupe. D’ailleurs dans Silicon B nous accueillerons à la fois des projets créés à l’extérieur, mais également des projets essaimés du groupe qui travailleront avec les mêmes méthodes.

LMN : Quel est le modèle économique du dispositif ?

DG : Le modèle que nous avons choisi repose sur le fait que sur l’ensemble des sociétés que nous accompagnons, nous devenion clients de certaines et que les retombées sur l’activité soient globalement positives. De plus, même si il n’y a rien d’automatique nous n’excluons pas de proposer des prises participations dans les meilleures sociétés à l’issue du programme pour continuer à les suivre. Enfin le modèle étant couteux, nous avons décidé d’ouvrir Silicon B à d’autres industriels qui ont les mêmes besoins pour mutualiser nos efforts.

Plus :
L’appel à projet sur le site de Silicon B

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