Un grenier pour accélérer les projets d’entreprises

Un grenier pour accélérer les projets d’entreprises

4 Mai 2015

Créé sous l’impulsion de Jacques Rocher, le Grenier numérique de La Gacilly accueille des projets technologiques et innovants pour favoriser leur développement. Les porteurs y sont accompagnés pendant neuf mois par des professionnels du numérique et de la communication, notamment des cadres du groupe Yves Rocher.

Niché dans l’écrin de verdure et de vieilles pierres de La Gacilly, au bord de la rivière et à deux pas du Végétarium, le Grenier Numérique a ouvert ses portes en novembre 2014 et héberge de jeunes pousses entrepreneuriales depuis janvier 2015.

Le grenier, un symbole de la création et du développement d’entreprise

Le projet a été monté très rapidement, à la suite de l’ouverture de la Nurserie numérique de Malestroit. Profitant du mois d’août, traditionnellement un peu moins chargé que les autres, Jacques Rocher a pris le temps de s’informer sur l’accélérateur créé par Christian Guillemot, et a lancé un projet similaire dans sa ville de La Gacilly.

Le bâtiment du Grenier NumériqueA son instigation, le groupe Yves Rocher a mis à disposition de la Communauté de communes un bâtiment au coeur de la cité après l’avoir habilité en bureaux, salles de réunion et chambres destinées aux entrepreneurs. L’objectif était d’offrir « un cadre de travail qui soit beau », explique Youenn Combot, conseiller municipal et cheville ouvrière du projet. En hommage au grenier d’Yves Rocher, qui a présidé à la naissance d’un groupe aujourd’hui présent dans 80 pays, le lieu a pris le nom de Grenier numérique.

Depuis janvier, l’espace s’est progressivement rempli. Il héberge aujourd’hui 8 jeunes entreprises qui proposent des innovations d’usage ou technologiques autour de thèmes chers à Jacques Rocher: l’environnement, l’image, la culture, explique Luc Philippe, directeur des services de la Communauté de communes de La Gacilly.

Pendant neuf mois, les jeunes pousses bénéficient de bureaux, d’un hébergement (outre les chambres, deux appartements sont mis à disposition) et surtout de l’accompagnement d’une vingtaine de cadres du groupe Yves Rocher, tous volontairement investis dans le projet. « Ils ont envie de donner, ils ont envie de transmettre, donc je pense que ça les motive ; et c’est important pour les porteurs de projets » lesquels bénéficient de compétences qui vont du contrôle de gestion au juridique, du fiscal au marketing, en passant par le numérique.

Pourquoi aller au Grenier

« Le problème, quand on est entrepreneur, poursuit Jacques Rocher, c’est que souvent on est seul. Et être seul, c’est bien, mais avoir toutes les compétences pour faire, c’est plus difficile. » Et c’est ce complément qu’apportent les mentors du Grenier.

Mais là n’est pas le seul atout du lieu. « Les porteurs de projet qui viennent ici le font par rapport à cet esprit entrepreneurial que nous avons, un esprit sympathique, un esprit culturel, à travers le Festival photo – et aussi une ouverture vers le monde », analyse Jacques Rocher. « Et ils se mettent un peu à l’air », sourit-il.

La force d’un grand groupe au service du territoire

Si Guillemot est inséparable du numérique, si Beaumanoir accueille dans la Silicon B des projets dédiés à l’innovation dans le commerce, Jacques Rocher a décidé de mettre la force du groupe Yves Rocher au service de La Gacilly dont il est maire : « ça n’apporte pas grand-chose au groupe, je ne suis pas dans cette optique-là. Il y a une vision publique, aussi. On voit bien qu’une fracture peut se faire entre les métropoles et les petites villes, villages, etc., au niveau de la santé, culturel, et aussi au niveau numérique. » L’implantation du Grenier est aussi une façon de réduire cette fracture.

Et Jacques Rocher de continuer : « pour moi la réussite du Grenier, c’est la réussite des entrepreneurs, des porteurs. Donc après c’est faire en sorte que de 3 aujourd’hui dans tel projet, demain ils soient 10, et après-demain 15 ou 20. C’est quand même très satisfaisant à un moment donné de voir éclore, de voir que ça sort, ça pousse, ça grandit. Ca n’a rien à voir mais quand j’ai lancé le festival, tout le monde me disait ‘ mais c’est n’importe quoi ‘, une idée pareille dans ce village, mettre de la photo dans le paysage. A l’époque c’était une petite expo, aujourd’hui il y a 350.000 personnes paran qui viennent, et tout ça ça fait quoi ? Ca crée de la richesse, ça crée des réseaux. »

On souhaite donc longue vie au Grenier, et autant de succès que le festival photo Peuples et Nature.

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