SNOC : derrière la robe, une entreprise très connectée

SNOC : derrière la robe, une entreprise très connectée

17 Juil 2015

Sa robe qui change de couleur d’un glissement de doigt avait fait le buzz en juin dernier. Derrière ce coup de pub, une jeune pousse au nom original : SNOC, pour Société Nationale des Objets Connectés. Et un modèle de développement singulier, qui prévoit plusieurs étages à un décollage entièrement autofinancé.

« La robe connectée ? C’est une opération promotionnelle qui s’est bien passée. » Yannick Dessertenne peut se féliciter : les photos de la robe pilotée par application mobile, admirée ici par François Hollande, là par Emmanuel Macron, ont fait le tour des rédactions. C’était le 12 juin 2015, à l’occasion de l’inauguration de la Cité de l’objet connectée à Angers. Avec la complicité d’une couturière, l’entrepreneur avait créé cette robe pour l’événement « afin de démontrer la capacité de la Cité à accueillir des gens qui ont un projet pour un faire un produit ». Depuis, la robe caméléon est devenue une sorte de « porte étendard » pour la SNOC, la société qu’il a créée en mars de cette année.

Des briques pour objets connectés

Lorsqu’elle n’est pas sous les feux de l’actualité, la SNOC appuie son développement sur trois piliers. Le premier est la conception de briques électroniques pour objets connectés. Ce sont des modules matériels évolués, destinés aux entreprises ayant un projet d’objet connecté afin de valider au plus vite leur idée. « En utilisant des briques achetées sur étagère, on ne perd pas de temps dans des études techniques. On peut se focaliser sur l’usage et la preuve de concept. Puis engager des études d’industrialisation lorsque le principe est validé. »

La deuxième activité est purement commerciale avec de la vente en ligne. « Mon objectif était de vendre dès le 1er mois d’existence, et donc d’intégrer dès le départ un canal de vente à l’entreprise. » La SNOC commercialise des produits issus pour l’essentiel de partenaires, sous quatre marques et pour quatre segments de marché : les briques matérielles pour objets connectés (Yadom), les objets connectés destinés aux seniors (Qualitage), ceux en lien avec l’apprentissage et l’éducation (Numeduc), et des applications basées sur les radiofréquences (RF One).

La troisième activité est elle-aussi étroitement liée à l’Internet des objets, avec le développement de services génériques de collecte de données : des applications logicielles capables de récupérer les données issues de capteurs, de les transporter à travers les réseaux existants (réseaux de collecte à bas-débit, Internet, réseaux mobiles), de les stocker, et d’effectuer des traitements de base tels que la génération d’alerte à partir d’un dépassement de seuil.

À terme, des objets SNOC

L’ensemble fait partie d’une stratégie sur le long terme. « Aujourd’hui, nous permettons aux entreprises d’accélérer le développement de leurs objets connectés. Mais la finalité, c’est de créer nos propres produits : des objets connectés clé en main qui incluent l’objet proprement dit, les moyens de communication et abonnements, et les services de collecte et traitement. La conception de briques matérielles et de services sont des étapes qui nous amènent progressivement dans cette direction. »

Quant à la vente en ligne, c’est une manière de financer les développements tout en préparant le terrain commercial. « L’intérêt, c’est que de créer dès maintenant les canaux de vente pour nos futurs produits. Nous avons déjà commencé à injecter nos premières briques matérielles dans le catalogue en ligne. Nous travaillons sur trois fronts en parallèle : développement, marketing et vente. »

Yannick Dessertenne reste volontairement évasif sur ce que seront les futurs produits estampillés SNOC, sinon qu’ils seront majoritairement destinés aux PME. Pour lui, l’avenir de l’objet communiquant se construit à partir de ce qui aujourd’hui n’est pas encore connecté : « On peut imaginer réinventer de nombreux métiers. »

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snoc.fr

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