Un cube immersif accessible même aux artisans

Un cube immersif accessible même aux artisans

15 Déc 2015

Realyz est en train de gagner son pari. Son système de réalité virtuelle à bas coût est adopté par de plus en plus d’entreprises de tous secteurs, y compris des TPE. Des artisans l’utilisent aujourd’hui pour concevoir les projets d’aménagement avec leurs clients.

Les choses avancent vite pour la startup lavalloise Realyz. Mi-2013, Guillaume Brincin, créateur de la société et du concept de cube immersif mobile pour la simulation virtuelle 3D, était encore seul à bord. Aujourd’hui, ils sont 10 à développer et commercialiser le produit et ses dérivés ainsi que leurs applications. Si bien que le chiffre d’affaires suit : 480 k€ en 2014, 750 k€ environ cette année, et le double prévu pour l’année prochaine.

Comment fonctionne le système ? Le cube immersif est une pièce où le sol et les murs servent d’écran. L’environnement virtuel 3D est projeté en bas, à gauche, en face et à droite de la personne immergée dans la scène. Et cette personne est équipée de lunettes 3D et d’un joystick pour se déplacer et interagir à l’échelle 1 avec l’environnement. Le tout peut être monté et démonté en moins d’une demi-journée, ce qui permet d’en faire une installation à demeure aussi bien qu’un showroom virtuel transportable dans n’importe quel événement.

Il suffit d’un modèle 3D

Au tout départ – la société a été créée en 2011 – le modèle économique était celui de la location. Mais, avec un tarif de base à 40 000 euros, de plus en plus de structures acquièrent l’ensemble du système directement. Ce sont des concepteurs de cuisines, des professionnels de l’aménagement d’intérieur, des architectes, des paysagistes, des fabricants de bateaux… « N’importe quelle profession qui utilise des modèles 3D est potentiellement concernée », résume Marc Travers, responsable commercial et innovation.

Et de donner l’exemple d’un artisan qui utilise le système pour concevoir des salles de bain. Il se rend d’abord chez le client pour prendre des cotes qu’il saisit dans un outil de dessin 3D. Puis il fait venir le client « dans son showroom virtuel » pour sélectionner et positionner les éléments : baignoire, douche, etc. On peut tout changer, tout essayer : ouvrir une fenêtre, un tiroir, vérifier la hauteur du lavabo. Et quand tout est finalisé, « les ouvriers vont dans le cube pour visualiser le résultat avant de partir sur le chantier ».

Un cinquième écran

Sur ce principe, on peut imaginer une foule d’applications, y compris industrielles. Un grand groupe agroalimentaire s’est servi du cube immersif de Realyz pour concevoir et valider l’ergonomie des postes de travail d’une ligne de production. Il est également utilisé pour de la formation :  par exemple lorsqu’il existe un danger potentiel, ou pour se préparer à des situations de maintenance. Un lycée professionnel s’est équipé pour visualiser le résultat de travaux de modélisation.

Dernièrement, la solution s’est enrichie d’un cinquième écran : « La personne qui est dans le cube comprend l’environnement virtuel qui l’entoure. Mais un observateur qui est hors du cube ne peut pas avoir la même perception. Et c’est ce problème qu’on compense en représentant la scène sur un cinquième écran. C’est un écran classique sur lequel on voit l’avatar de la personne et ce sur quoi elle agit, par exemple pour la guider ou lui donner des consignes dans le cadre d’une formation. »

Des perspectives au Canada

Des salles immersives, il en existe d’autres, mais aucune dans la gamme de prix proposés par la société lavalloise. Ce qui explique l’engouement pour la solution. Au point que Realyz commence à regarder au-delà des frontières. « Nous sommes en pourparlers avancés avec un partenaire québécois déjà implanté dans le secteur de la réalité virtuelle. Pour nous, c’est l’opportunité de mettre le pied sur le marché américain. »

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Realyz.com

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