Le Mobile World Congress, un enjeu de taille pour les startups bretonnes

Le Mobile World Congress, un enjeu de taille pour les startups bretonnes

22 Fév 2016

Comme chaque année, BCI organise une délégation bretonne pour Barcelone, avec un fort soutien de la région. Objectif : faire décoller les PME bretonnes spécialisées dans le mobile.

« C’est un tremplin extraordinaire en terme de communication ! ». C’est ainsi que Benoit Armange, chargé d’affaires numériques à Bretagne commerce international (BCI), résumé le Mobile World Congress. Cette grande messe du mobile se déroule du 22 au 25 février, et comme chaque année à Barcelone. Toute la planète y est représentée avec 2100 exposants de 34 pays en 2015. De quoi attirer plus de 90 000 participants, pas arrêtés par le billet d’entrée à 600€. « C’est la planète mars » explique Benoit Armange, car « normalement un gros salon c’est entre 5000 et 10 000 personnes ». Il est donc capital pour des startup spécialisées dans le mobile d’y être représentées.

Cette année, elles seront 7 en provenance de Bretagne : Ariadnext, Data2B, Enensys technologie, Nov’IT, Secure-IC, Smartviser et Zetapush, grâce à une délégation mise en place par BCI. Elles doivent cependant faire face à une difficulté de taille, le coût du stand. Il représente 7000€ HT pour une station de travail de 4 jours, et monte à 9500€ à partir de 3 participations. C’est pourquoi la région Bretagne donne un coup de pouce à ces startup, en prenant en charge « 50 à 75% du coût du stand » explique le chargé d’affaires de BCI. La marque Bretagne est également mise en avant sur les stands, afin de se présenter comme « une région d’excellence dans ce domaine ».

Une année pour préparer le salon

 

L’enjeu est important en terme de création d’entreprise et donc d’emploi. L’industrie mobile représenterait en effet 3,1 trillions de dollars d’après le directeur général de GSMA, organisateur du Mobile World Congress. Ce business étant « archi lucratif » pour Benoit Armange, c’est désormais « un vrai enjeu d’être présent » à l’événement barcelonais. Une tendance qui devrait s’accélérer dans les années qui viennent avec « une convergence entre les secteurs d’activité ». Il y a en effet de plus en plus de domaines à s’intéresser aux télécoms, « à cause de l’internet des objets » ou encore « du broadcast et des flux vidéo » qui sont « de plus en plus intégrés ».

Dans ce contexte, l’enjeu pour les PME bretonnes est de « travailler sur la recherche de distributeurs » et « développer son réseau commercial » au Mobile World Congress. Objectif : repartir avec un carnet de commande plein et se faire reconnaître par la planète mobile. Un rendez-vous tellement important qu’il « se prépare toute l’année » pour Benoit Armange, car les entreprises « rencontrent tout le monde sur 4 jours ». C’est donc souvent le bon moment pour lancer un nouveau produit, à l’image de Smartviser l’année dernière. Pour cela, les startup françaises bénéficient aussi de la visibilité du Pavillon France, en lien avec la French Tech. En espérant un résultat aussi intéressant qu’au CES.

 

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