L’écosystème numérique bretillien en 10 points

L’écosystème numérique bretillien en 10 points

14 Avr 2016

En janvier, l’Audiar a publié un diagnostic de l’écosystème numérique de Rennes et de l’Ille-et-Vilaine. Prégnance des Télécoms et de la recherche publique, explosion des entreprises unipersonnelles, vitalité du secteur : panorama en 10 points clés.

5000 emplois en plus dans le numérique en 6 ans

En 2014, le secteur numérique représente 29 900 emplois en Ille-et-Vilaine soit 6,7 % de l’emploi total (1), dont 24 000 dans l’agglo rennaise. Avec près de 1800 emplois créés en 6 ans, la métropole est certes moins dynamique que Nantes (+ 4300 emplois), Toulouse et Lyon mais elle se situe clairement dans le peloton de tête loin devant Bordeaux, Strasbourg ou Montpellier qui, à elles trois, ne dépassent pas les 2000 créations d’emploi en 6 ans.

Rennes, Vitré, Fougères, Saint-Malo

Rennes métropole concentre, à elle seule, 80 % des emplois du secteur numérique. De son côté, le secteur de Vitré revendique plus de 1 000 emplois notamment du fait de la présence de Thales Microelectronics et Oberthur Technologies. Enfin, 850 emplois sont recensés à Fougères et 750 dans l’aire de Saint-Malo et Dinard.

7 fois plus d’entreprises unipersonnelles

Boostées par la création du statut d’autoentrepreneur, les entreprises unipersonnelles sont sept fois plus nombreuses dans ce secteur qu’en 2008. Le département en compte 2300 soit 77% des entreprises bretiliennes liées au numérique. Elles ont contribué pour près de 40 % aux gains d’emplois du secteur. Le nombre de PME, ETI ou grandes entreprises a quant à lui peu progressé.

Télécoms : le secteur résiste

Dans les Télécoms, les entreprises locales résistent. Avec 5 400 postes dans le secteur, la métropole se classe derrière Paris (57 100 postes) et Lyon (6 900). Toutefois, nuance l’Observatoire, « les télécoms et la fabrication de produits numériques ne sont plus les principaux moteurs de l’écosystème comme dans les années 80 et 90 ». Les disparitions des sites d’Alcatel-Lucent et Renesas et de la forte réduction des effectifs chez TDF, pèsent, en effet dans la balance de l’emploi.

La recherche publique, un pilier

Côté recherche publique, l’environnement numérique local compte 13 laboratoires et 3000 employés et se place juste derrière Paris et Grenoble. Ce dynamisme est notamment lié à la présence de l’Irisa et de la DGA-MI à Bruz qui a créé 300 postes en 6 ans en lien avec la stratégie nationale de cyberdéfense.

Ingénierie, webmarketing et cybersécurité en tête

Dans le peloton des marchés les plus dynamiques se trouvent l’ingénierie conseil en systèmes informatiques, le webmarketing et la cybersécurité. Ces dernières années, ils sont respectivement à l’origine de 1786, 991 et 460 créations d’emplois en Ille-et-Vilaine. Côté cybersécurité, la dynamique bénéficie à plusieurs PME locales comme Amossys, Ariadnext, Syrlinks ou Akerva.

194 startups en 2014

Parmi les 3000 entreprises du territoire, l’Audiar recense 194 startups. Elles représentent 809 emplois en 2014, soit un peu plus du quart des emplois du secteur numérique en Ille-et-Vilaine. Les secteurs de prédilection ? L’ingénierie et conseil en systèmes informatiques, le webmarketing, les e-services, les technologies du multimédia et l’e-santé qui représentent près de 130 startups et environ 580 emplois.

Des multinationales comme piliers

Avec 4800 emplois, Orange est, selon l’Observatoire, devenu le premier employeur privé de la Métropole en 2015 devant PSA. En outre, une quinzaine de multinationales de la high Tech évoluent aussi sur le secteur dont Technicolor, Thales, Safran, Ericsson ou Canon. Dans leur sillage, les entreprises de services numériques tels que Capgemini, SopraSteria, Atos, Altran représentent une réserve de 5800 emplois.

Mobilité, AgroTic : les retardataires de la transformation digitale

E-santé, e-services, industrie de l’équipement, ville intelligente, e-commerce ou e-learning, l’Audiar assure que « la dynamique de la transformation digitale est enclenchée ». En revanche, côté banque & assurance et environnement, les entreprises n’auraient pas encore pris le virage numérique. Idem du côté de la mobilité et des AgroTic : « ces deux derniers pouvant pourtant s’appuyer sur deux secteurs phares locaux : l’industrie automobile et l’agroalimentaire », relève l’Audiar. Effet miroir, aucune startup du territoire n’évolue dans les AgroTic et trois jeunes pousses se sont lancées dans la mobilité intelligente.

Rennes : écosystème dense et dynamique

D’après le diagnostic de l’Audiar, Rennes se situe au même titre que Nantes et Toulouse dans les écosystèmes denses et dynamiques en matière de numérique. De leur côté, Paris, Grenoble et Montpellier demeurent des écosystèmes denses mais ils tendent à stagner plutôt qu’à se développer, notamment en matière de création d’emplois.

4 milliards de chiffre d’affaires

Les estimations de l’Audiar-Diane-Astree évaluent le chiffre d’affaire cumulé de l’écosystème numérique bretillien à 4 milliards d’euros en 2014.

(1) D’après sources Insee 2012.

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L’interview de Ronan Viel, analyste économique à l’Audiar

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A travers une quarantaine de pages, publiées en janvier 2016, le diagnostic « L’écosystème numérique de Rennes et de l’Ille-et-Vilaine » issu de l’Observatoire économique de l’Audiar vise à conduire un recensement exhaustif de l’ensemble des acteurs économiques privés et publics du secteur numérique dont les start-ups, à « appréhender les dynamiques des marchés qu’adressent ces acteurs pour identifier les relais de croissance » sur le territoire et à « analyser le positionnement, les atouts et faiblesses de l’écosystème à l’échelle nationale ». Il a été mené en partenariat avec la French Tech Rennes St Malo. Au cours de l’année 2016, un bilan annuel de l’emploi dans le périmètre de la French Tech Rennes St Malo devrait également être produit en étroite collaboration avec Rennes Atalante.

One comment

  1. Bretillien ?… Beurk…

    http://etreounepasetrebretillien.com/2015/07/31/la-v-o-de-limposture-bretillienne/

    Merci de ne pas abuser de ce sobriquet qui irrite l’écrasante majorité des habitants.

    Cordialement

    Patrick Jéhannin