Mieux vivre grâce au numérique : les démos

Mieux vivre grâce au numérique : les démos

17 Fév 2017

Ambiance très conviviale à l’heure des démonstrations de la Technoférence #20. Où l’on pouvait bondir pour attraper un ballon virtuel, gravir une tour sur des steppers connectés, voir un fauteuil roulant lancé au maximum de sa vitesse s’arrêter automatiquement juste avant le mur… Et discuter R&D collaborative puisque la plupart des stands étaient liés à des projets Images & Réseaux.

Efficace la recherche collaborative ? Les démonstrations qui clôturaient la Technoférence du 9 février apportaient une belle réponse : presque toutes les startups et structures présentes étaient étroitement liées à des projets collaboratifs. Par exemple Elderis, la plateforme de maintien du lien social par la TV connectée pour personnes âgées, est la suite du projet MAZADOO terminé en 2009. Très proche dans la finalité, le service Majord’home, de maintien à domicile et suivi santé mis au point par Vity Technologies, sera prolongé par le projet CHAT qui vient de démarrer. Son originalité : il utilise un réseau de capteurs distribués dans la maison pour détecter tout signe alarmant.

Les aides à la conduite intègrent le fauteuil électrique

Plus spectaculaire, le dispositif Feego d’assistance à la conduite pour fauteuil roulant électrique a été mis au point au cours de projets collaboratifs successifs : APASH puis HANDIVIZ. Pour aboutir à un produit dont la commercialisation débute actuellement. Il s’agit d’un réseau de capteurs ultrasons et d’un système d’asservissement pouvant corriger la trajectoire d’un fauteuil électrique équipé. Avec ce dispositif intelligent, impossible de percuter un obstacle ou heurter une personne. Même « le stagiaire de troisième » n’y parvient pas. Le fauteuil dévie automatiquement de sa trajectoire pour éviter l’obstacle, ralentit quand il y a foule ou s’arrête devant le mur.

L’ensemble est conçu pour s’adapter aux fauteuils existants. Il est le résultat d’une collaboration au long cours entre l’Insa et la société Ergovie qui commercialise Feego, ainsi que d’autres partenaires comme le Pôle Saint-Hélier. Des prolongements sont déjà en cours, avec un nouveau projet PRISME. Cette fois, l’ambition est de faire le pont entre ce fauteuil intelligent et le lit intelligent de Télécom Santé pour une sécurisation maximale des déplacements des patients.

De la rééducation à la marche à celle du cerveau

Sur le stand du Centre de rééducation de Kerpape, on pouvait également prendre des nouvelles du projet ROBO-K. Le robot mobile de rééducation à la marche développé en 3 ans au cours du projet de même nom connait des prolongements, toujours à l’initiative de BA Systèmes.  En perspective : dans l’immédiat un nouveau projet R&D, et au-delà l’industrialisation d’un produit.

Parmi les démonstrations qui attiraient l’attention, celle de Mensia Technologies. Avec ses casques EEG et applications basées sur les interfaces cerveaux ordinateur, la startup est promise à un fort développement. Sa solution Mensia Koala, de rééducation des enfants atteints de défaut d’attention, est elle-aussi l’héritière d’un projet Images & Réseaux. Le projet OPENVIBE mené par l’Inria Rennes entre 2009 et 2011 a permis de construire les bases de connaissance utilisées dans les produits d’aujourd’hui.

Réalité virtuelle et objets connectés…

Parmi les autres stands, celui très technique de BOWI pour Body World Interaction. L’équipe de chercheurs du Lab-STICC/CNRS met au point des capteurs sans fil déployés en réseau sur le corps d’une personne (BAN, Body Area Network). Avec de fortes contraintes de miniaturisation et de faible consommation d’énergie. Ceci pour étudier les gestes et postures, par exemple dans le cas d’études sur la pénibilité au travail ou encore pour des applications de rééducation fonctionnelle.

Pour se détendre, on pouvait s’attaquer au défi du jour proposé par la société nantaise Kiplin : gravir le maximum de marches d’une tour grâce à des steppers connectés. Mais la palme du ludique revenait au stand de l’IM2S. Le laboratoire de l’Université Rennes 2, entré il y a peu dans le top 200 du classement Shanghai dans la catégorie Sciences du sport. Il faisait une démonstration de réalité virtuelle au service de l’entrainement sportif. L’occasion d’envolées spectaculaires pour ceux qui se sont essayés à capter le ballon virtuel qu’ils étaient les seuls à voir.

Voir aussi

Le compte rendu de la Technoférence : lire

 

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