R&D industrielle : Seraap fait de l’innovation son métier

R&D industrielle : Seraap fait de l’innovation son métier

14 Mai 2018

C’est son nouveau cheval de bataille : Seraap se positionne en prestataire de R&D industrielle. Il suffit de lui soumettre un besoin ou une idée, la PME spécialiste en mécanique, machine spéciale et robotique conçoit et développe une solution en étroite collaboration avec le client. Un accompagnement de l’innovation qui va jusqu’à la fabrication en série. Voire au-delà…

Lorsqu’ils rachètent l’entreprise en 2009, ils ne se connaissaient pratiquement pas. « Ce qui nous a plu, c’est que nous étions complémentaires », se rappelle Louis Menanteau. Lui est ingénieur généraliste, avec un profil de manager renforcé par 10 ans d’expérience en Pologne. Alors que son associé, Jérémy Bénéteau, déjà en place en tant que directeur technique, est le spécialiste rôdé aux projets industriels. Leur idée : transformer l’activité historique d’études et de fabrication de machines spéciales en un service orienté gains de productivité par l’innovation et gains de compétitivité grâce à un réseau de fournisseurs qualifiés en Pologne. Eraap est alors rebaptisée Seraap. Une orientation service profitable puisque la petite structure passe en quelques années de 4 à 11 salariés.  Tandis que le chiffre d’affaires progresse régulièrement dans le même temps, pour atteindre 1,3 M€ en 2017.

Jérémy Bénéteau et Louis Menanteau

Un positionnement original : la prestation de R&D

Malgré ce succès, les deux jeunes entrepreneurs cherchent à consolider l’activité. « Nous étions trop dépendants des projets. Un dépassement du temps de mise au point suffisait à faire baisser la rentabilité. » Ils entament la réflexion dès 2013. Après s’être « creusés la tête », ils décident d’ajouter aux deux spécialités maison – machines spéciales/robotique, et sourcing dans l’est de l’Europe – une activité de R&D. « Aujourd’hui, nous misons clairement sur ce troisième volet pour renforcer notre développement. » Seraap déménagera en fin d’année dans des locaux flambants neufs, davantage en phase avec l’ambition de « Concepteur de solutions innovantes » affichée par l’entreprise.

En quoi consiste cette activité de R&D ? « Ce qui nous intéresse, c’est de plancher sur le besoin d’un client qui n’a pas du tout défini de cahier des charges. Souvent, c’est un problème très atypique qui peut se résumer en une ou deux phases. À nous de comprendre le besoin, de faire des hypothèses puis de converger vers la meilleure solution. » Seraap est référencée Crédit impôt recherche, ses prestations R&D sont éligibles au CIR. À la différence d’une étude, pas de garantie de réussite. Les voies explorées peuvent se révéler sans issue. « Nos clients acceptent qu’il faille parfois développer un deuxième ou un troisième démonstrateur. Voire même de complètement lâcher prise, même si ça n’est encore jamais arrivé. »

À destination de tous secteurs industriels

Quelques exemples de réalisations et projets en cours. Pour l’agriculture, une machine à redresser les oignons, une autre pour greffer la vigne. Pour l’agroalimentaire, un système qui récupère la viande sur les cous des volailles. Pour la production d’énergie, un enrouleur dérouleur d’OPV, des cellules photovoltaïques organiques qui se présentent sous forme de films souples. Pour l’industrie, des cellules mobiles pour robot de chargement/déchargement. Pour le médical, une cellule robotisée d’usinage utilisée dans la réalisation d’implants oculaires…

L’activité recherche-développement de Seraap est orientée industrialisation. « Nous faisons de la R&D dans l’objectif de la fabrication série. Nous nous engageons à faire tout notre possible pour mettre au point une solution innovante. Notre souhait, c’est que la fabrication nous soit confiée. »

Aborder de nouveaux sujets

Spécialiste de la mécanique, Seraap agit en interlocuteur unique. L’entreprise s’appuie sur des partenaires de confiance pour d’autres spécialités. « Maintenant que nous abordons des sujets très pointus, nous sommes en permanence en quête de nouvelles idées. Par exemple en matière de traitement d’images, de reconnaissance des objets. » Comment Louis Menanteau voit-il Seraap à horizon 2020 ? « J’imagine une équipe d’une vingtaine de personnes et un chiffre d’affaires aux environs de 2,5 millions d’euros. Avec trois ou quatre produits aboutis en termes de série, que nous aurons nous-mêmes mis au point. Et, j’espère, de vrais partenariats qui nous permettent d’aller à l’international au travers de la vente de ces produits-là. »

 

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