IoT : les systèmes d’exploitation fleurissent

IoT : les systèmes d’exploitation fleurissent

28 Avr 2016

Avec l’explosion des objets connectés, les systèmes d’exploitation embarqués s’adaptent. Consommation, stabilité, évolutivité, solutions open source ou propriétaires, les choix s’étoffent. Retour sur le rendez-vous rennais du 19 avril dédié à l’IoT.

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A l’international, Kelbillet se prononce Gopili

A l’international, Kelbillet se prononce Gopili

16 Fév 2015

Kelbillet, start-up rennaise créée en 2009 par Yann Raoul, part à la conquête de l’Europe occidentale. Récemment lancée en Grande-Bretagne, Gopili – la marque pour l’international – débarquera prochainement en Espagne, Italie et Allemagne.

Il était une fois Kelbillet…

Kelbillet est né d’une histoire personnelle, explique son fondateur Yann Raoul: une erreur sur une réservation de billets pour un week-end entre amis. Des billets qui du coup ne leur serviraient pas, mais qui auraient certainement intéressé des voyageurs, car ils étaient émis pour un week-end de grands déplacements : celui du 14 juillet. A l’époque, il n’existait rien du tout pour permettre leur revente.

Du temps a passé, Yann Raoul a continué à garder un oeil sur l’apparition d’outils de revente de billets. Telle soeur Anne, ne voyant toujours rien venir, il décide en 2005 de lancer ce qui était alors pensé comme « un service aux voyageurs », un site d’annonces de billets sans modèle économique. Le développement et la communication occupaient alors les soirées, les week-ends et les vacances du créateur qui, face au succès de son projet, a commencé à réfléchir à la façon de monétiser son deuxième travail.

Du service à l’entreprise

Après « un an à brainstormer pour positionner le projet », alors qu’il était beaucoup question de l’ouverture des chemins de fer à la concurrence, le fondateur a décidé de proposer « un moteur de recherche multitransports et multiagences » pour « aider les voyageurs à choisir le bon opérateur » pour leurs déplacements. Avec un modèle économique fondé sur trois aspects: les solutions de communication sur mesure pour les entreprises du transport, les partenariats avec du renvoi de trafic et un service premium aux voyageurs.

L’entreprise est donc créée en 2009. Depuis, Yann Raoul a levé des fonds, recruté une équipe, noué des partenariats moteurs avec la quasi-totalité des opérateurs sur le sol français. Et a commencé à penser très sérieusement à rendre accessible à l’étranger un service qui avait prouvé son intérêt et son succès dans l’hexagone.

Cap sur l’international

« Travailler sur l’Europe, ça veut dire moins se concentrer sur la France », analyse Yann Raoul, qui considère qu’il n’aurait pas été raisonnable de se lancer au-delà des frontières sans avoir une bonne position en France, « sinon on crée un point de faiblesse ». Fort d’une position stable et importante sur un marché national mature, ayant validé tous les éléments de son modèle, Kelbillet pouvait sereinement travailler – pendant plus d’un an – à son développement international.

Une préparation qui est passée notamment par la création d’un nom simple, facile à lire et à retenir quelle que soit la langue du futur usager: Gopili. C’est l’équipe qui l’a trouvé, et si pour le moment le nom ne parle pas vraiment – « on comprend bien le GO!», s’amuse Yann – le « pili » devrait trouver son explication cette année: « il va arriver un truc qui permettra de comprendre ce qui est derrière cette marque. »  Yann maîtrise le teasing à la perfection.

Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne… pour commencer

Un ensemble de considérations stratégiques a présidé au choix des pays visés, mais elles sont confidentielles. Yann s’efforce d’apporter quelques éléments publiables sur la méthode :  « On regarde comment est le marché, et on s’attache à faire quelque chose de différenciant. Les agrégateurs de flux pour le voyage domestique, ça existe depuis longtemps, mais des agrégateurs de flux multitransports, c’est tout à fait nouveau. Or nous avons un historique et de l’expérience là-dessus. » Le  lancement de Gopili en Grande-Bretagne s’est révélé incontournable. « C’est une terre de voyages, c’était cohérent. Après, on sait qu’il y aura des pays plus simples à pénétrer que d’autres. 

La langue anglaise, mère de l’internationalisation

Yann a revérifié personnellement l’adage qui veut qu’international rime avec anglais. « Avoir un site en langue anglaise nous a permis d’exister aux yeux des futurs partenaires étrangers. Il devient beaucoup plus facile de démarcher dès qu’on a un site en anglais. » Et c’est un réel atout en termes de communication: « on a eu dans la presse spécialisée européenne des articles que nous n’arrivions pas à avoir auparavant. Il faut toujours aller chercher les journalistes, mais on a aussi eu des demandes spontanées ». Côté presse, mais aussi côté partenaires: « des patrons d’entreprises de transport de passagers européens nous ont contactés. Commercialement, c’est plus simple… ».

« On ne travaille pas avec une check-list »

La question « comment on se prépare à attaquer l’international quand on est une PME de 7 personnes ? » amuse beaucoup Yann. « On n’a pas une check-list, on ne travaille pas du tout comme ça. On est en lean, on a des idées, on envoie, on teste. Aujourd’hui nous avons besoin de partenaires, d’audience et de technos »; donc « une équipe technique, et des personnes qui connaissent le marché et gèrent le développement ».

Un développement humain et technique qui sera facilité par un budget de deux millions d’euros émanant de la BPI, du CIC Entreprises et de fonds propres. Lequel servira également à financer le marketing: « on va utiliser les leviers traditionnels… ». Yann préfère ne pas trop s’étendre sur cette question stratégique, à raison, et rebondit sur les appuis institutionnels du projet d’internationalisation: outre le soutien financier de la Banque Publique d’Investissement, Kelbillet a été accompagné par Bretagne Commerce International pour une étude de marché. En général, « quand on a cherché des choses, on les a obtenues », souligne le patron de Gopili.

Un parfum de French Tech

« Ce que la French Tech veut faire, c’est mettre en avant les start-up françaises et valoriser les territoires. On s’inscrit totalement dans ces deux aspects », expose Yann Raoul, très sensible à l’intérêt de « continuer l’effort de créer un écosystème internet, un terreau fertile pour les petites structures ». Un travail qui « a commencé il y a huit ans à Rennes », souligne-t-il, avec notamment les Open Coffee, des rencontres entre acteurs du web destinées à se connaître et créer des synergies. Puis est venue la Cantine Numérique Rennaise – dont Kelbillet est adhérent – et maintenant la French Tech qui a accordé son label à la métropole rennaise. « Le gouvernement insuffle de l’énergie, ça va dans le bon sens. On souhaite être un acteur important de ce mouvement. »

Et nous, nous saluons l’enthousiasme et la bienveillance du fondateur de Kelbillet-Gopili et nous souhaitons beaucoup de succès à son entreprise.

A, E, I, O, U: Voyelle, cnsl t strtg dgtl

A, E, I, O, U: Voyelle, cnsl t strtg dgtl

25 Juil 2014

L’agence rennaise Voyelle – conseil et stratégie digitale: vous voyez bien que c’est mieux avec (la voyelle)! -, adhérente de la Cantine Numérique, est née en 2006 pour répondre aux besoins exprimés par des entreprises.

Arnaud Louvet, son fondateur, s’était « mis au web » par intérêt personnel et parce qu’il y avait vu un marché. A partir de 2003, il a proposé pour Buroscope la formation « Création de site internet » qu’il avait créée et dont il était le référent. Face aux demandes récurrentes d’aide pour l’élaboration de sites, il a créé sa structure et embauché son premier salarié: Voyelle était née.

De 2006 à 2014, l’agence a régulièrement grandi. Elle compte désormais huit personnes, dont deux concepteurs, une webdesigneuse, un ergonome – expert UX et un spécialiste de la visibilité web.

Accompagnement et conseil

Forte de tous ces talents, l’agence propose aujourd’hui de l’accompagnement, de la conception à la réalisation du site, ainsi qu’un catalogue de plus de soixante-dix formations. Ce que Thomas Bonnechère, consultant webMarketing e-commerce de l’agence, énumère ainsi: « on peut réaliser un site web, faire venir du trafic, faire monter en compétence, faire à la place » avec beaucoup de points de suspension.

Mais attention, Voyelle tient beaucoup à ce que la démarche soit cohérente. « On n’est pas une agence de seule réalisation, ni des consultants qui auraient perdu le contact terrain, mais une agence d’accompagnement sur la stratégie et la réalisation. » D’ailleurs, chacun des employés de Voyelle fait le va-et-vient entre son domaine de compétence et la formation sur celui-ci, façon aussi de prendre du recul et d’analyser ses pratiques.

Qui vient demander un site web doit donc être conscient que la réalisation d’un site passera par une analyse de son entreprise, son offre, son marché, ses concurrents… « Au centre de la démarche, il doit y avoir votre stratégie et l’utilisateur. » L’honnêteté vis-à-vis des clients passe par le fait de « ne pas aller bille en tête développer un site web qui ne répondrait pas à leurs enjeux ou à ceux de leurs utilisateurs potentiels. ». Une honnêteté vis-à-vis de l’équipe aussi: l’agence ne vendra pas « des choses qu’on n’assumerait pas derrière ».

Un tropisme positif pour l’international

Voyelle était dans la Belle Province au printemps pour le salon Web à Québec (WAQ) qui vise à faire connaître le web québécois et ses acteurs. Trois journées bien chargées suivies de courtes nuits pour Thomas qui rédigeait ses impressions et un peu plus pour le Mag Numérique (merci Thomas): Si vous partiez à Québec?, L’employeur de vos rêves se trouve peut-être à Québec et Le digital peut sauver la presse: la preuve de l’autre côté de l’Atlantique.

L’agence a également participé à l’Open de l’International à Brest début juillet: Thomas Bonnechère y assurait la présentation « Identifier les signaux faibles à l’international avec le digital’. Et Voyelle interviendra également à Opportunités Digitales en octobre.

Pourquoi cela, quand on est une agence de service qui privilégie la proximité? « On pense qu’il y a un marché de l’international à construire et à éduquer. L’international va être un levier de croissance et on va s’y engouffrer avec gourmandise. » Et avec un partenaire rennais: l’agence InPuzzle, rencontrée à Brest et avec qui le courant est bien passé.

Un recrutement au plus tôt

Au chapitre de l’actualité plus immédiate, Voyelle recherche un responsable de clientèle dès que possible. Plus que les diplômes, ce seront le savoir-faire – sondé en interne – et le savoir-être – validé par un professionnel du secteur des Ressources Humaines qui feront la différence. « On veut savoir comment la personne va adhérer au concept et être motrice plutôt qu’attentiste », explique Thomas Bonnechère. « Chez Voyelle, pour les salariés, il y a deux conditions pour que ça fonctionne: le poste doit être viable économiquement, c’est-à-dire qu’il faut faire en sorte de gagner de l’argent et que le client y trouve son compte; et prendre du plaisir. »

Intéressé(e)? Consultez l’offre.

La comm digitale de Concept Image séduit les grands Bretons

La comm digitale de Concept Image séduit les grands Bretons

1 Juil 2014

A la rencontre des adhérents de la Cantine… Concept Image, agence de conseil et d’accompagnement en communication digitale, conception et réalisation de sites web, vidéos et applications.

Nicolas Frappier a créé en 2002 à Paris une agence de communication spécialisée dans la vidéo et le multimédia. Dès 2006, Concept Image s’installe aussi à Rennes, après Lyon en 2004 et Bordeaux et Tours en 2007. Les agences sont indépendantes mais mettent en commun leur site internet, leurs plaquettes, leurs outils de gestion, leurs références, et en cas de besoin des compétences.

Un groupe qui a fait évoluer ses services

Les six agences Concept Image emploient aujourd’hui une quarantaine de personnes et ont ajouté à leurs prestations la conception et la création de site web. C’était en 2006 et les clients demandaient ce service: « on est partis sur une solution propriétaire, mais en 2008 on a constaté être trop dépendants de l’éditeur », explique Nicolas Frappier. Lors de la comparaison des solutions open source, c’est le CMS Contao qui l’a emporté: « il nous a paru être la solution la plus adaptée: c’est plus structuré et structurant qu’un WordPress, moins ‘usine à gaz’ qu’un Joomla ou un Drupal… »
Et l’évolution ne s’est pas arrêtée là: les clients sont de plus en plus demandeurs de conseil et d’accompagnement. «  On ne nous demande plus seulement de faire du beau, mais de réfléchir à l’avenir, de réinventer le business des entreprises à moyen terme. On est passés de prestataires techniques à: ‘aidez-moi à basculer sur le digital parce qu’autrement, dans 5 ans mon business est menacé’. »

De gros clients… qui se tournent davantage vers les ressources locales

Concept Image travaille pour des PME, des grands comptes et des institutionnels: Triballat, Roullier, JB Martin, Precom, Yves Rocher, Lactalis, la région Bretagne… Comment accroche-t-on ces références – et bien d’autres – qui feraient rêver nombre d’agences?
Nicolas Frappier pense avoir pour cela deux atouts: « sur la communication digitale, on est sur la partie conseil en amont, la conception, l’accompagnement. Nous sommes une agence de communication 100% digitale de 10 personnes, pas une SSII, pas une agence de communication générale, mais nous offrons du conseil en communication et marketing, du design et du développement informatique, ce qui nous permet de répondre à ce type de besoins. Des acteurs un peu structurés comme nous, qui font du national, il y en a un peu, mais qui soient dédiés à la Bretagne élargie, il y en a trois. Du coup, quand les clients ont des besoins un peu calibrés, il n’ont pas 50.000 interlocuteurs possibles. »
Autre facteur, les temps changent et favorisent davantage les agences en région: « j’ai la conviction que les métiers de services ont vocation à être de plus en plus des prestations locales. Autrefois, c’était prestigieux d’avoir une agence parisienne, et peut-être trop novateur pour ici; mais aujourd’hui il y a des acteurs locaux de qualité. Triballat ou Lactalis par exemple, qui avaient l’habitude de chercher des prestataires parisiens, ont aujourd’hui plus tendance à privilégier le local. »

Un investissement fort dans la vie associative liée à l’entreprise

Nicolas Frappier agit dans deux associations: il est administrateur du Réseau Entreprendre Bretagne, dont l’objectif est de « favoriser la création d’entreprise en accompagnant les créateurs sur trois axes: un prêt sans intérêt et sans caution, de 15 à 45.000€; un accompagnement pendant 2 à 3 ans, et une mise en réseau ».
Il s’investit également dans Entreprendre pour apprendre (EPA), qui vise à développer l’esprit d’entreprise en collège et lycée. Nicolas Frappier suivait une classe de troisième de Vitré, lauréats bretons et arrivés 6èmes au niveau national avec leur projet de doudous-bouillotte.
Pourquoi cet engagement? « Il y a cinq ou six ans, j’étais installé ici [quai Aristide Briand] et il y avait des manifestations contre la réforme des retraites. Je suis arrivé au bureau et j’ai vu des gens qui défilaient avec un panneau ‘patron= escroc’. J’ai un peu pris ça pour moi, mais je me suis dit: ‘ce n’est pas possible, je n’ai pas l’impression d’être un escroc, je développe de l’emploi, je crée de la richesse. Les patrons, ce ne sont pas forcément des escrocs. » Son réseau lui a fourni les bonnes clés pour s’engager et favoriser la culture d’entreprise chez les jeunes.
Nicolas Frappier a revendu en octobre dernier ses parts dans l’agence de Paris et disposera ainsi de plus de temps et de moyens pour ses projets rennais. Notamment l’implantation dans les nouveaux locaux à compter du 30 juin: 250 mètres carrés entièrement réaménagés rue Paul Langevin, dans le sud de Rennes. « On avait envie de changer, d’avoir un cadre de travail plus sympathique… » explique Nicolas Frappier, pour qui le déménagement servira aussi à donner une impulsion à ses objectifs de croissance de 50% sur 3 ans. Et qui dit « réfléchir aussi à mettre en place un coworking dans une partie des locaux ».

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Le site de Concept Image Bretagne

Le blog de Concept Image Bretagne

MobileReady teste vos applications mobiles de façon automatisée

MobileReady teste vos applications mobiles de façon automatisée

27 Juin 2014

A la rencontre des entreprises adhérentes de la Cantine: MobileReady

Quel développeur n’a jamais reçu un avis de bug de son application sur un type de smartphone qu’il n’avait pas eu l’occasion de tester? Ou un retour sur une erreur qu’il n’avait pas rencontrée lui-même? MobileReady offre une solution à ce problème.

La jeune entreprise rennaise propose une plateforme automatisée de tests sur une centaine de modèles d’appareils pour le moment, et près de 250 – smartphones, tablettes, lunettes connectées – d’ici la fin de l’année 2014.

Comment ça marche

A partir de septembre – date prévue de sortie de la version commerciale – tout développeur pourra uploader son application mobile et lister les appareils sur lesquels il veut la tester. MobileReady analyse l’application et génère un scénario de test. A chaque étape, des copies d’écran sont faites et un recensement des bugs (le crashlog, dans le jargon maison) établi.
MobileReady propose de tester des applications natives, et bientôt des webapps. Mais l’élément différenciant, c’est l’automatisation du processus. « Nous sommes complémentaires par rapport à des entreprises qui ont une approche plus classique du test, qui travaillent sur de grosses applications mais n’ont pas de petits outils simples et automatisés », explique Eric Bustarret, le directeur commercial. « On ne fait pas le même type de test non plus. Aujourd’hui, on ne saura pas faire un test avec un scénario complexe, comme pour un jeu, par exemple. »
Ce que sait faire MobileReady en revanche, c’est débusquer les bugs sur un grand nombre d’appareils différents et de façon simultanée.

Qui est derrière

Dans les 24 m2 actuellement occupés par MobileReady, on trouve – m’a-t-on dit – les trois fondateurs, une stagiaire et du matériel à ne plus savoir où le mettre. Par ordre d’entrée en scène: Patrick Demellier, CEO, et Bruno Sizun, directeur technique. « On a un passé commun chez OST, Newbridge et Alcatel, dans le développement logiciel et le test de switches », explique Patrick Demellier. « On s’est associés dans l’idée de développer des applications mobiles, mais aussi des tests d’applications ». C’est cette idée qui a été retenue et creusée. Le troisième larron, Eric Bustarret, vient aussi du monde du mobile, côté développement. Ancien chef d’entreprise – qu’il a revendue -, c’est par Rennes Atalante qu’il a été mis en contact avec les porteurs de projet. « Eric a une vue client appréciable, on a une bonne complémentarité dans l’équipe », commente Patrick. Une complémentarité incontestable au vu du numéro de duettistes qu’est devenue l’interview, opportunément réalisée lors d’une visite de Patrick et Eric au Booster. Bruno était consigné dans les locaux, parce que « conformément au business plan », commentent ses acolytes en rigolant, la beta doit sortir cet été.

I want it, now

Vous êtes intéressé, vous mourez d’envie d’en savoir plus? Il vous faudra patienter. Très peu d’information sur la page web pour le moment – « c’est plutôt une landing page, j’ai lancé le blog il y a 15 jours et il n’y a qu’un article dessus », précise Eric. Mais on attend l’effet wouah d’ici quelques semaines, car MobileReady ne manque pas d’ambition, et à juste titre, dirait-on. Et sans se prendre trop au sérieux pour autant, ce qui est appréciable en interview…

A la question du développement du service à l’international, la réponse est sans ambages: « le plus rapidement possible. L’idée, c’est de se lancer avec des partenaires issus de notre réseau ou qui nous sollicitent déjà, mais tout est fait pour que ce soit scalable », explique Eric. L’international est conditionné à la question des modèles de terminaux: « sur le marché européen, tous les appareils se ressemblent, alors qu’ils ont des spécificités propres en Asie ou en Amérique. » Ce sera donc l’Europe d’abord, avec un projet sur la Grande-Bretagne « dans pas longtemps ».

Mais pourquoi en parler maintenant?

Ce n’est pas la faute de MobileReady; ils ont juste répondu positivement – et fort aimablement – à une proposition d’interview. « Quand on voit des clients, on aborde plutôt le côté partenaires, on répond à des appels entrants, mais on ne fait pas de démarchage, on ne communique pas… »
On se reverra donc après l’été pour la présentation du service et des offres; mais sachez d’ores et déjà qu’en septembre, vous pourrez faire tester rapidement et efficacement vos applications sur une foultitude d’engins. D’ici là, une petite démonstration vidéo. Enfin, si vous êtes développeur, vous pouvez contacter MobileReady pour faire partie des partenaires qui testeront la version beta dès juillet.

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Le site de MobileReady

Le teaser à ne pas rater…

Dexem, optimiser les contacts téléphoniques

Dexem, optimiser les contacts téléphoniques

24 Juin 2014

A la rencontre des entreprises adhérentes de la Cantine: Dexem

Dexem est une entreprise rennaise spécialiste de la gestion de la relation clients par téléphone. Depuis sa création en 2001, elle offre aux entreprises des solutions pour optimiser le contact téléphonique avec leurs clients (serveux vocal interactif, call tracking, accueil téléphonique…). Elle s’attache aussi à faire bénéficier ses clients des technologies du cloud (plateforme d’applications téléphoniques dans le nuage). Et reste attentive aux usages et aux besoins.

Connect, une application de gestion des contacts

Ainsi, il y a deux ans, l’entreprise a mené une réflexion sur les opportunités que le déferlement des smartphones pouvait offrir aux marques. Plusieurs idées ont émergé, mais aussi la nécessité de « comprendre comment les gens gèrent leurs contacts privés et professionnels sur leur téléphone. » Une étude comparée des différentes applications de gestion des contacts sur l’iPhone a amené un double constat: « l’application native est ultra basique, et d’autre part les app sur l’appstore sont très riches, très complètes, mais s’adressent à des gens qui ont de très gros besoins. » Entre les deux, Dexem a trouvé une niche, « avec un focus particulier: la création de listes et de groupes. » Car avec le smartphone, la frontière entre le personnel et le professionnel devient poreuse. Connect, l’application de Dexem, permet d’organiser ses contacts dans des listes personnalisées, de façon très simple.

Les objectifs de développement

Connect a déjà conquis 40.000 utilisateurs d’iPhone dans 40 pays, mais essentiellement en France et aux Etats-Unis. Une double raison à cela: la visibilité en France, et les aptitudes internes à travailler en anglais. « C’est plus facile d’avoir des couvertures médias en France, et comme on sait travailler en anglais, on s’est demandé: quel pays on va viser? », explique Olivier Jaouen, Responsable Marketing de l’entreprise. « On s’est aussi aperçu qu’aux Etats-Unis, il y a beaucoup d’utilisateurs potentiels des solutions Dexem: beaucoup de chefs d’entreprises ou d’entrepreneurs indépendants, de commerciaux et de consultants… » qui peuvent être touchés au moyen de cette application gratuite. Une audience que Dexem envisage de monétiser, mais pour cela l’entreprise se donne l’objectif d’atteindre 100.000 utilisateurs, ce qu’elle espère faire d’ici la fin de l’année.

A l’écoute des utilisateurs

Pour arriver à ce chiffre, Dexem dispose de deux leviers: développer une version pour les téléphones Android, et proposer prochainement l’application en espagnol et en portugais, afin de toucher en particulier le marché latino-américain.
Ces deux évolutions, comme les améliorations apportées à l’application, ont été suggérées par des usagers: « on est dans un processus assez itératif, on écoute beaucoup les retours utilisateurs. Dès qu’il y a eu des parutions dans la presse spécialisée, les retours ont été: pourquoi pas sur Android? ». En outre, la disponibilité multiplateforme est un impératif pour une monétisation efficace.

A suivre…

On espère que Dexem, qui a adhéré à la Cantine Numérique Rennaise, viendra nous exposer début 2015 le succès de l’expansion de Connect!